La semaine dernière, sur le circuit Grand Prix de Magny-Cours. C'est un poil fiévreux que je mets la combinaison et les chaussures. Puis je saisis les gants et le casque et rejoins la salle de briefing. Je ne suis pas un astronaute. Non, je vais seulement piloter une F1 pour la première fois de ma vie. Je démarre par un plaisant échauffement : deux séries de 20 mins sur FR. L'occasion de s'adapter à ce type de véhicule, foncièrement différent de nos voitures habituelles. Après un briefing consacré aux consignes de sécurité, il est temps de passer à l'action. Les sensations en Formule Renault se révèlent formidables quand on aime la conduite et la course. Cette mini F1 offre une certaine souplesse dans les courbes et suffisamment de couple pour des reprises plaisantes. Seul bémol, on ne sent pas énormément sa puissance. A part dans les virages, qui demandent des poignets solides. Après ça, il est temps de passer aux choses sérieuses. La F1 étant "un peu" plus exigeante que la première, le briefing s'avère cette fois-ci un peu plus important. Mais vingt minutes plus tard, me voilà au volant, prêt au départ. Difficile de présenter ce qui vous traverse l'esprit lorsqu'vous vous retrouvez au volant de ce monstre : la peur et l'impatience se mélangent si bien que vous ne pouvez plus vraiment les discerner l'une de l'autre. Après un démarrage à rendre sourd, je donne un petit coup de gaz. Puis je lève délicatement le pied de la pédale de débrayage et je sens la F1 qui part. C'est parti pour une expérience hors norme. Je gagne la piste et le moteur hurle dès que j'écrase à fond la pédale d’accélération. J'ai l'impression d'être à bord d'un missile : je me retrouve plaqué contre le siège. La direction s'avère plus difficile que prévu : il n'y a pas de direction assistée comme pour la FR. Je me retrouve brusquement face à une ligne droite et mon pied droit écrase l'accélérateur. Les sensations sont magiques. Jamais je n'ai pris un tel pied au volant. Les tours de piste passent malheureusement beaucoup trop vite à mon goût et il me faut déjà remettre la bête aux ingénieurs. Dès mon arrivée, ils la font refroidir tellement j'ai fait chauffer les disques en carbone. En descendant du véhicule, je commence à réaliser ce que je viens d'accomplir. C'est sûr : je ne regarderai plus une course de voiture de la même manière. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de l'expérience de baptême F1.

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